Mot du président

 

 

 

 

 

 

 

 

Loi sur la chiropratique : Une loi désuète qui va à l'encontre de la protection du public et de l'administration efficace du système de santé

Alors que se poursuivent les travaux entourant la modernisation de la Loi sur la chiropratique, l’Ordre des chiropraticiens du Québec s’emploie activement à mettre à l’avant-plan nos priorités pour consolider la notoriété et le statut de notre profession. Dans les dernières semaines, nous avons entre autres réalisé une campagne d’information télévisuelle et numérique sur le thème « Être chiro, ça ne s’improvise pas », laquelle avait pour objectif de mieux faire connaître le chiropraticien en mettant l’accent sur ses compétences, sa formation et la protection du public. 
 
Aujourd’hui, un nouveau volet s’ajoute à cette campagne et s’adresse directement aux décideurs gouvernementaux et acteurs socio-économiques afin que le cadre légal régissant la chiropratique soit véritablement adapté à la réalité du 21ième siècle. Au cœur de notre démarche, la nécessité d’adopter une Loi sur la chiropratique précisant les activités réservées aux chiropraticiens et reconnaissant expressément le diagnostic chiropratique
 

Une occasion pour le Québec de se mettre au diapason des meilleures pratiques nord-américaines

Depuis l'adoption, en 2002, du projet de Loi 90 qui a réformé le Code des professions de la santé et des services sociaux du secteur public, il existe au Québec un vide juridique relatif à l'exercice d’activités de certaines professions, dont la chiropratique. À l’exception du Québec et du Manitoba, le diagnostic chiropratique est reconnu partout au Canada et dans 43 états américains. En se dotant d’un cadre législatif clair reconnaissant expressément le diagnostic chiropratique, le Québec a l’opportunité de se mettre au diapason des meilleures pratiques nord-américaines et de démontrer que ses décisions sont orientées vers les besoins des patients. Une loi modernisée viendra en effet simplifier la vie des patients en ce qui concerne l’accès aux soins tout en générant des économies de coûts importantes pour le système de santé. 
 
Rappelons qu’en 2005, dans un jugement de la Cour d’appel du Québec, les juges ont reconnu unanimement que les chiropraticiens sont habilités à poser un diagnostic dans les paramètres prévus par leur loi. Fidèle à notre mission de protection du public, nous faisons des représentations auprès de l’Office des professions du Québec et interpellons le gouvernement du Québec et sa ministre de la Justice, madame Stéphanie Vallée, pour que la nouvelle loi s’accorde avec ce jugement et fasse expressément mention du diagnostic chiropratique
 

À la rencontre des décideurs

À titre de président de l’Ordre, je me ferai le porte-parole de nos membres afin que nos priorités résonnent dans le débat public et auprès des influenceurs et décideurs du milieu de la santé. J’entamerai cet automne une tournée à travers la province pour rencontrer des acteurs socio-économiques engagés dans leur milieu et les entretenir de la place qu’occupe la chiropratique au Québec et ses bienfaits pour les collectivités. J’effectuerai également une série de rencontres avec les élus et fonctionnaires à Québec afin de leur présenter la proposition de modernisation de la Loi sur la chiropratique et leur faire valoir l’importance de l’adopter dans les plus brefs délais. 

Soyez assurés que nous vous tiendrons régulièrement informés de notre démarche et des initiatives qui en découleront. Je vous invite d’ailleurs à nous suivre dès maintenant sur notre compte Twitter @Ordredeschiros et à visiter notre page Facebook pour être au fait de toutes nos activités. 
 
 
 
Dr Jean-François Henry, chiropraticien, D.C., B.Sc., M.Sc.  
Président